Le candidat Jean PING accomplissant son devoir citoyen en tant que candidat à la Présidence de la République.

Le candidat Jean PING accomplissant son devoir citoyen en tant que candidat à la Présidence de la République.

Libreville-Gabon. A l’issue des joutes électorales organisées en Aout 2016 à laquelle, dans

une déclaration sous serment, la Présidente des juges constitutionnels aura débouté, le

véritable vainqueur de l’élection présidentielle Monsieur Jean PING.

(De Rodrigue E.OKE, Citoyen-Militant H&M)

 

 

Il est plus qu’évident que nos politiques doivent plus que jamais créer des conditions propices

à la tenue d’élections crédibles et pacifiques. Si en Afrique de l’Ouest, les élections plus

transparentes et plus libres commencent à remplir d’autres fonctions que simplement d’élire

des dirigeants politiques, en Afrique Centrale, le cas est loin d’être avéré. Au Gabon, par

exemple, le processus démocratique que doit gérer la Commission Électorale Nationale

Autonome et Permanente (CENAP-organisme de gestion électorale), est totalement biaisé.

 

 

Au soir du 28 août 2016, Jean PING et les siens s'attendaient bien à une confrontation directe avec le camp en face. (Crédit photo: alibreville)

Au soir du 28 août 2016, Jean PING et les siens s’attendaient bien à une confrontation directe avec le camp en face. (Crédit photo: alibreville)

Les analystes politiques gabonais, tous bord confondus, considèrent à juste titre les élections

au Gabon, comme un processus politique favorable au maintien du pouvoir en place, au lieu

de refléter vraiment le choix du peuple, même si ce choix ne leur est pas favorable.

La Coalition Pour la Nouvelle République, via sa plateforme le Conseil Gabonais de la

Résistance créer et dirigée par Monsieur Jean PING, lors de sa déclaration du 07 octobre

2016, doit sérieusement réfléchir à la question de la gestion électorale beaucoup plus

profondément, à la suite du énième coup d’état électoral, sans se détourner de ses buts

fondamentaux à savoir, le respect de la souveraineté du peuple gabonais et le rétablissement

de la légalité républicaine.

 

 

Aussi, qu’avons-nous réellement appris de ces élections :

 

– Que les médias et réseaux sociaux sont de formidables outils de lutte contre la fraude

et la corruption électorale. Les applications Facebook et WhatsApp ont permis d’avoir

les résultats de bureau à bureau, en temps, en heures et en images, mais également

d’identifier les auteurs d’achats de consciences, de bulletins de vote etc.

 

– Que l’application REGAB, fournie gracieusement par un jeune compatriote résidant

au Canada a permis d’avoir les bonnes tendances et les vrais résultats en heures et en

temps, des données fiables parvenues au ministère de l’intérieur et à la CENAP au

même rythme et ce, pour l’ensemble des bureaux du pays.

 

– Que les brigades de terrains anti-fraudes connectées aux réseaux sociaux ont été d’une

efficacité redoutable et impitoyable surtout en provinces.

 

– Que le choix des représentants de la Coalition au sein des commissions électorales

provinciales notamment dans les provinces du Haut-Ogooué, Ogooué-Lolo et de

l’Ogooué-Ivindo est complètement à revoir et à améliorer.

 

– Que le processus du choix d’un candidat unique reste à développer et à parfaire.

 

– Que les missions d’observations et d’évaluations électorales par les organisations

internationales impartiales sont indispensables pour renforcer la confiance des

citoyens, la prévention ou la correction des erreurs ou des fraudes.

Au regard de tout cela, quelles sont les stratégies que la Coalition doit adopter pour

renforcer d’avantage l’étau qui se resserre, qui étrangle les assassins de la démocratie,

les opposants de l’alternance ?

 

– Accentuer la promotion des médias et des réseaux sociaux que sont Facebook,

WhatsApp et autres, à travers des animations régulières, des annonces de meeting, des

publications de discours etc.

 

– Soutenir et promouvoir la mise en ligne d’autres plateformes gratuites et participatives

de tendances électorales similaires à REGAB afin d’élargir la gamme d’outils

comparatifs fiables et sécuriser.

 

– Mettre en place de manière pérenne au sein de la Coalition une structure chargée de

gérer les dispositifs des brigades anti-fraudes.

 

– Améliorer le processus des choix des représentants au sein des commissions

électorales ainsi que ceux des ou du candidat(s) de la Coalition par la mise en place

des primaires.

 

– Solliciter, échanger, discuter avec les organisations internationales pour qu’elles

n’hésitent pas à s’impliquer dans les missions d’observations et de dépouillements des

résultats des urnes de manière officielle ou officieuse.

 

– Trouver des solutions de financement de la Coalition pour ses budgets de

fonctionnement et d’actions. Avoir des soutiens financiers extérieurs de la part

d’organisme tels que la Fondation Clinton ou la Fondation Mo Ibrahim, serait un bel

exemple d’avancé significatif social.

 

Finalement, peut-on légitimer un candidat qui, de manière très relative, n’à remporter

que 3 provinces sur 9 face à son adversaire ? Dans les nations démocratiques, il y a ce que

l’on appelle dans le jargon électoral, les « états-clés », qui sont un réservoir important de

voix, due à leurs poids démographique. Comment, en perdant plus de 65 % en moyenne

dans 5 « provinces-clés », dont la capitale Libreville, on peut logiquement et moralement

remporter une élection ? La CENAP et le Ministère de l’intérieur, ont littéralement faillit

à leurs devoirs.

 

Il serait donc primordial, que la Coalition Pour La Nouvelle République, puisse

promouvoir, sensibiliser et accroitre le dispositif sécuritaire de verrouillage des processus

électoraux, pour les structures organisationnelles de ses partis politiques alliés.

 

 

En conclusion, même si la Coalition a totalement raison de refuser de reconnaitre

l’autorité de ses « assassins de la démocratie », et de s’abstenir de traiter avec eux,

n’empêche que la probable participation aux prochaines élections législatives de ces partis

alliés, reste sujette à plusieurs interrogations et la Coalition doit déjà s’y préparer, afin de

maximiser les chances des futurs candidats de ses partenaires. De toutes façons, les

législatives doivent servir, pour l’ensemble de l’opposition, de confirmation de certaines

des pistes de solutions évoquées plus haut et cela bien avant qu’il ne soit…trop tard.

 

 

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