Libreville, le 26 janvier 2017. La Conseil gabonais du patronat (CGP) a tenu une conférence de presse devant les responsables d’entreprises qui s’impatientent du paiement de la dette de l’État.

Constatant que la situation n’était toujours pas reluisante pour les entreprises, par un Arrêté n•0086/MBCP du 4 juin 2015, un comité de traitement de la Dette (CTDI) a été mis en place par le gouvernement gabonais afin de parer au plus pressé. Seulement voila ! La machine à sous semble avoir du grain de sable dans son mécanisme de…distribution.

Les banques BICIG et ORABANK sont les deux banques qui ont été désignés par l’État gabonais sur instruction du Chef de l’État, Ali Bongo Ondimba, pour les règlements des PME. Seules une trentaine d’entreprises ont déjà été payé. À titre de rappel, la BICIG et l’État gabonais ont signés un échéancier d’épurement de la Dette sur une période de cinq (5) ans. Ce qui revient à dire que les patrons d’entreprises ont encore des cheveux blancs à se faire.

Un courrier a été adressé au président du CTDI pour dénoncé la lenteur des paiements. Aujourd’hui, seul 9.978.572.662 FCFA ont été autorisé à être payé par le Trésor. Toutefois, il reste un reliquat de 3.364.015.604 FCFA que les services du Trésor n’arrivent toujours pas à régler.

« La procédure de paiement s’est enraillée »

Sous la pression des entreprises et surtout des PME, le gouvernement a été obligé de mettre en place un Comité interministériel d’audit et de certification de la Dette intérieure (CIACDI) par Arrêté n•0038/MDDEPIP/MBCP par le biais des ministères de l’économie et du Budget. Malgré tout, il existe un flou total sur la gestion et la parité du règlement des entreprises.

« L’État a une solvabilité permanente. Il lui revient donc de faire en sorte que les entreprises exercent dans un environnement sain (…) » dixit M. EVOUNA, président du CGP. Une réconciliation fiscale pourrait être possible afin de mettre en place une stratégie de paiement des entreprises dans la transparence. Dira par la suite le président du CGP.

« Un quatrième audit n’est plus envisageable »

« MM. Fabrice ANDJOUA et Régis IMMONGAULT doivent être clair et rendre des comptes. » dira excédé un chef d’entreprise.
M.Francis Jean-Jacques EVOUNA a sous sa houlette 84 entreprises membres du CGP pour un montant de plus de 100 milliards de FCFA de Dettes à payer par l’État gabonais.
Des interrogations sont alors faites sur cette situation qui perdure: Où se situe les blocages? À la Direction de la Dette,aux Ministères de l’économie et celui du Budget ou au Comité interministériel d’audit et de certification de la Dette intérieure (CIACDI) ?

Les jeunes entreprises gabonaises ne savent plus quoi penser et voient chaque jour qui passe, l’espoir d’être payer s’amenuiser.

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