SHELL GABON: ENTRES DOUTES ET INCERTITUDES

Libreville, le 13 janvier 2017. Depuis l’annonce d’une probable liquidation de Shell Gabon, les employés de cette société pétrolière ont tenu une conférence de presse dans leurs bureaux situés dans l’immeuble futuriste Gabon Mining, pour édifié l’opinion nationale et internationale du lancement d’une grève illimitée.

Shell Gabon, la société la plus vielle du Gabon serait-elle entrain de sombrer aux larges des côtes de Port-Gentil ? À ce qu’il semble, elle serait mise aux enchères et donc revendue à une autre grosse firme pétrolière. Certains employés, qui ont été surpris par cette nouvelle, quoique, sachant que le pays traverse une des crises économiques les plus sévères de ce siècle, des licenciements et autres abus d’autorités auraient été évoqués par certains employés mécontents.

Jean-Brice, Ingénieur et membre du comité de négociations des employés de Shell Gabon:
« Ce qui nous emmène à grever aujourd’hui c’est le fait qu’on nous laisse dans le flou total, quant à notre avenir après la vente de Shell Gabon. Que vont devenir les employés et quelles sont les mesures d’accompagnements pour ceux qui seront licenciés, si licenciement il y a ?
Aujourd’hui, selon un des responsables grévistes, la production sur site est réduite à 50%. Un véritable manque à gagner pour le Gabon, qui a aujourd’hui une entaille économique au bord de la déchirure.

« Pascal HOUANGNI AMBOUROUET a du pain sur la torchère… »

De Libreville à Gamba, les 400 agents de Shell Gabon maintiendront leur mouvement de grève, durant tout le week-end, tant que leur cahier de charges soumis à l’autorité ne sera pas approuvé.

Des négociations seraient en cours avec le gouvernement d’Emmanuel ISSOZE NGONDET. Et M.Pascal HOUANGNI AMBOUROUET, nouveau ministre du Pétrole et des Hydrocarbures, aura bien du « pain sur la torchère » pour trouver rapidement une solution à cette énième crise dans le secteur de l’or noir.

Le Gabon, victime de la chute des cours du pétrole, va bénéficier d’un prêt de 130 milliards de francs CFA de la Banque africaine de développement (BAD) pour relancer sa croissance et diversifier son économie de rente pétrolière. Une nouvelle qui donnera sans doute de l’espoir aux employés de Shell Gabon.

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