Aminata Brigitte Ondo Mendogo, présidente du Synapap, annonçant la grève.

Aminata Brigitte Ondo Mendogo, présidente du Synapap, annonçant la grève.

Libreville, le 19 décembre 2016. Actuellement, une crise d’un milliard de FCFA sortie des caisses de BGFI BANK, sévit le monde audiovisuel public gabonais. Cette dette, octroyée par l’actuel Ministre de la Communication, M. Alain Claude BILIE-BY-NZE, et remboursée à raison de 45 millions de FCFA par mois, serait incompréhensible, selon les agents syndiqués de Gabon télévision.

Au cours d’une Conférence de Presse dans les locaux de Gabon Télévision, il s’avère que la seule chaîne de télévision génèrerait des bénéfices de 1 milliards de FCFA par an…voire plus. Un prêt jugé inadmissible par les syndicalistes et dont l’utilisation « obscure » de ce magot par la Direction Générale de Gabon Télévision et de Radio Gabon suscite des passions.

Où est allé tout cet argent ? Sommes-nous vraiment dans un pays de droit ?

À ces questions, il va sans dire qu’elles demeureront sans réponses. « (…) nous craignons des renvois de certains agents. Certains hauts responsables sont payés à plusieurs millions de FCFA par mois. La radio manque de tout, mais on créer des chaines thématiques aux coût faramineux de 50 millions de FCFA (…) à chaque fois, la tutelle ne suit pas la loi mais va plutôt par des voies qui semblent détournées…  » à dénoncée Madame Aminata épouse ONDO MENDOGO, Présidente du Syndicat national des professionnels de l’audiovisuel public (SYNAPAP).

Une plainte contre la Direction Générale de Gabon Télévision et de Radio Gabon a été déposée par le SYNAPAP, le 06 décembre 2016 à la Direction de l’ Agence nationale d’investigations financières (A.N.I.F)
Selon les syndicalistes, cet emprunt n’a pas suivit les démarches administratives légales. Chaque année, et ce depuis six ans, Gabon Télévision ferait des recettes de 1 milliard de FCFA. Cet argent serait détourné a d’autres fins, occasionnant ainsi le non paiement des salaires des collaborateurs, les frais de productions et les salaires de quelques responsables.

Il en est de même pour Radio Gabon. Chaque année, la chaine générerait des recettes de près de 36.000.000 FCFA ajouté à cela, la subvention de l’État qui l’octroierait 150.000.000 FCFA par an, n’arrivent pas à couvrir les besoins minimums liés à son fonctionnement. Cette année, Gabon Télévision aurait perçue la somme 200.000.000 millions de FCFA de la subvention de l’État.

Des lois et des décrets bien ficelés, mais dont les communicateurs ne semblent en bénéficier…

Depuis le 07 juillet 2011, les médias publics sont soumis aux décrets 725, 726 et 727 portant création et organisation des nouvelles structures autonomes mais qui font d’eux aujourd’hui des médias éclatés et délaissés, au bénéfice d’un nouveau genre de média thématique et numérique, dont Gabon24, la principale pomme de discorde de cette crise médiatique.

Ayant toutefois des fonds de l’État, rien ou presque n’a été fait pour Gabon Télévision et Radio Gabon (manque d’infrastructures, conditions de vie des agents négligés, etc…), le seul recours serait de rentrer en grève, si aucunes solutions n’est prise.

Pour certains observateurs, la création de ces nouveaux médias serait le moyen de « faire pression » aux agents publics de la chaîne nationale, ils pourront se mettre à crier et a dénoncer des faits, mais aux yeux du monde, la télévision et la radio gabonaise, émettront toujours, sans aucune crise…apparente !

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