Mme Armelle YEMBI YEMBI lors de sa déclaration.

Mme Armelle YEMBI YEMBI lors de sa déclaration.

Libreville, le 18 novembre 2016. L’Alliance démocratique et républicaine (ADERE), ancien parti sorti de la Majorité Présidentielle a, au court d’une déclaration devant la presse nationale et internationale, son soutien indéfectible à Jean PING, candidat malheureux de la présidentielle d’août 2016, et adhère au dialogue de ce dernier, rejetant ainsi celui présenté par le Président Ali BONGO ONDIMBA.

Au cours de cette déclaration lue par Madame Armelle YEMBI YEMBI, Porte-parole de l’ADERE, il apparaît que M. Ali BONGO ONDIMBA a, depuis 2012, refusé un quelconque dialogue proposé par les différentes institutions, tant politiques, religieuses et internationales, en vu d’une alternance politique au Gabon.

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« Le pouvoir d’Ali BONGO ONDIMBA est autiste et refuse tout véritable dialogue »

Selon l’ADERE, la gouvernance d’Ali BONGO ONDIMBA a plongé le Gabon dans une série de crises multisectorielles sans précédent. Relevant entres autres, une économie déstructurée, une pauvreté endémique, la faillite de l’Etat face à ses responsabilités régaliennes, faisant de lui, un pouvoir autiste refusant tout dialogue.

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Que dire maintenant du nouveau dialogue d’Ali BONGO ONDIMBA et de sa fameuse main tendue à tous les chefs de partis politique de l’opposition ? A ce qu’il semble, l’ADERE ne l’entend pas de cette oreille et voit en ces manœuvres, une autre entourloupe du pouvoir en place pour embrigader cette opposition déjà craquelée et fragilisée par les nombreuses défections et ralliements au pouvoir émergent.

« Accepter le dialogue d’Ali BONGO ONDIMBA, serait comme enterrer tous ces morts dans une fosse commune ! »

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Fort des « vraies résultats de l’élection présidentielle » en leur possession, l’ADERE et ses amis de l’Union Sacré pour la Patrie, se sont naturellement placé derrière leur candidat « vainqueur » : M. Jean PING. « (…) le 27 août 2016, le Peuple souverain a massivement exprimé au candidat Jean PING son suffrage. (…) c’est ce passage en force d’Ali BONGO ONDIMBA qui a entraîné ce déferlement de violence inédit dans notre pays. (…) les gabonais sont descendus dans les rues, furieux d’avoir été spolié de leur souveraineté. »

La suite, l’opinion nationale et internationale a prit acte et fait le constat des conséquences répressives qui ont coûtées la vie à plusieurs compatriotes, et de nombreux cas de séquestrations, arrestations arbitraires et autres enlèvements observés à ce jour. « Aujourd’hui, la communauté nationale et internationale sait qui est le Président élu de la République gabonaise : Jean PING ».

L’ADERE dénonce toutefois la Cour Constitutionnelle, d’avoir eue a procédé une fois de trop, à la nomination de M. Ali BONGO ONDIMBA à la présidence de la République, comme cela s’est passé en 2009.

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