Le mardi 28 Juin 2016 à la Chambre de Commerce de Libreville, M. Bruno Ben MOUBAMBA, Président élu de L’UPG (Union du peuple gabonais-radical), a fait la lecture du Projet de protocole d’accord des candidats de l’opposition gabonaise, pour une probable transition politique au sortir des joutes électorales à la présidence de la République.

 

Un protocole d’accord qui, en son article 2 promet au peuple gabonais un gouvernement d’union nationale et d’un nouvel équilibre des pouvoirs institutionnels que constitutionnels.

 

Les officiels...

Les officiels…

À la lecture de ce projet de protocole d’accord, il ressort que le Collège des Candidats de l’Opposition vont, semble t-il, désigner un seul et unique candidat lors des élections présidentielles prévues le 27 août 2016, en vue de faire barrage au candidat déclaré du PDG (parti démocratique gabonais, au pouvoir), M. Ali BONGO ONDIMBA. Le Collège des Candidats de l’Opposition donne au candidat vainqueur, une transition politique d’une durée de deux à trois ans, dès la prestation de serment du nouveau Président de la République.

 

Guy NZOUBA NDAMA, attentif aux propos du président de lUPG

Guy NZOUBA NDAMA, attentif aux propos du président de l UPG

 

Que pourra bien faire un Président de la République en trois ans ?

 

Cette question posée par un citoyen à la sortie de cette « déclaration du Collège des Candidats de l’Opposition » prêterait à sourire. « Trois ans de transition politique, de reformes administratives, etc. Et les populations dans tout ça ? Allons-nous continuer à regarder sans pour autant voir nos conditions de vie s’améliorer ? N’est-ce pas là une perte de temps et d’argent ? » Se demandera t-il encore. Et sur un forum de discussion dans un blog, on peut lire cette intervention d’un internaute: « Nous disons que les populations ont trop enduré une vie qui ne vaut pas la peine. Il est temps de normaliser notre pays pour donner un sens aux souffrances de tous ceux qui ont trop souffert. »

 

Assurément, si en trois ans de transition politique, instruit par le Collège des Candidats de l’Opposition, les populations gabonaises, toujours de plus en plus exigeantes face aux politiques et à leurs responsabilités à gouverner, ne donneront-ils pas du « fil à retordre » au locataire du palais du bord de mer ?

Ce sera pour le nouveau Président de la République, le sempiternel challenge socioéconomique à relever de son « prédécesseur », Ali BONGO ONDIMBA.

 

 

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